VERS LE PARJURE : préparons la riposte

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Encore un autre mépris d’Alpha Condé vis-à-vis des Guinéens. Il y a quelques jours, le président de la République dans son adresse à la nation, instruisait son premier ministre d’ouvrir des consultations avec tous les acteurs de la nation sur la tenue des législatives qu’il veut d’ici la fin d’année et sur d’autres sujets de préoccupation nationale.

Justement, de quoi s’agit-il ? Qu’entend-il par sujet de préoccupation nationale ? D’autant que dans son adresse à la Nation, Alpha Condé s’est délibérément abstenu de prononcer le référendum à la nouvelle constitution. D’où la question sur la sincérité de son discours. Encore que son premier ministre, lui aussi, avait doublement dit oui à la nouvelle constitution. Seulement voilà, ce que le président de 83 ans, avec un goût particulièrement prononcé pour le pouvoir, a refusé d’admettre dans son adresse, il le dit devant ses militants qu’il préfère manifestement au peuple. Qui plus est, dans un pays étranger, symbole de la démocratie, à savoir les Etats-Unis d’Amérique. N’est-ce pas là le comble du mépris et du dédain qu’Alpha Condé a pour son peuple ? Il est vrai qu’Alpha Condé n’a pas toujours fait montre de la considération qu’il a pour les Guinéens. Ainsi, il s’est souvent envolé pour l’étranger, alors que certains de ses compatriotes étaient en proie au sinistre. C’est dire que de ce point de vue, rien ne peut nous surprendre de sa part.

Le malfaiteur laisse toujours des indices sur le chemin de sa forfaiture. Dans son projet, le président Alpha Condé vient d’être trahi par son âge. En appelant ses militants de se préparer au référendum à la nouvelle constitution, l’opposant historique devenant le deuxième chef d’Etat du continent le plus vieux vient de lever tout suspense à son putsch constitutionnel pour ceux qui en doutaient jusque-là. Pis, il commet avec préméditation le délit de parjure sur la constitution qu’il a juré par deux fois de respecter et de faire respecter conformément à l’article 35 de la constitution.

Le parjure étant un délit puni par les dispositions de la loi, alors l’invite du président de la République à un référendum constitutionnel si dans le seul but d’aller au-delà de son mandat légal serait une haute trahison à la République. Et cette trahison par le premier magistrat du pays risque d’exposer les Guinéens à des lendemains incertains. Aucune forme de complot ou d’atteinte à l’intégrité territoriale ne saurait être tolérée tout comme aucune trahison de l’Etat n’est pardonnable de la part de qui que ce soit. Tout en reconnaissant l’humilité de la fonction du président et des limites qui s’imposent à lui au regard de la constitution. En cas de non-respect par le Chef de l’Etat des limites de sa fonction comme c’est le cas en tripatouillant les textes fondateurs de la République, dès lors il est soumis à la rigueur de la loi. C’est cela le caractère général et impersonnel de la loi, et nul n’est censé l’ignorer, fut-il le président de la République. Alors, la résistance doit se former vaille que vaille et la sentence du peuple doit s’abattre contre tout conspirateur. Les Burkinabè, les Algériens, les Soudanais nous ont montré la voie à suivre, nous devons l’emprunter.

La loi protège, mais elle punit aussi. C’est pourquoi, avec tous les éléments constitutifs de délit de parjure par Alpha Condé en violant son serment, la riposte du peuple de Guinée doit être IMMINENTE, sous toutes les formes légales pour sauver la constitution actuelle qui n’a que 10 ans de vie. Mais que des imposteurs veulent violer sans pudeur. Une circonstance aggravante que tous les républicains au prix de leur existence doivent sanctionner de la plus exemplaire des manières pour la postérité.
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IbOu Diallo, Secrétaire Général Provisoire du Bureau National des Jeunes du MoDeL,
Membre de la cellule de communication du Parti

 

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