De la remise en question à la rédemption du FNDC|

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ibou jeune Model

« La victoire a cent pères et la défaite est orpheline ». Cette citation de Johnn Kennedy est bien illustrative de la zone de turbulence que traverse le FNDC. Depuis un certain temps, il fait face à une avalanche de contestations dans son propre camp. Parmi les plus illustres de ces contestataires, on peut citer Élie Kamano et l’activiste Bella BAH  dont les sorties publiques en disent long sur le malaise que traverse le Front national pour la défense de la constitution de 2010.
Dans cette atmosphère peu rassurante et d’hésitation du FNDC, le régime lui ne trouve pas mieux que d’amplifier ses actions et dérouler bien malicieusement son agenda. Malgré les effets de la pandémie du coronavirus et les contestations sociales du moment, le pouvoir n’arrête pas ses manœuvres contre les partisans du front. En face, le FNDC rendu subitement impuissant voit ses actions réduites à des communiqués et au déclenchement d’une action judiciaire dont l’issue reste plutôt hypothétique.  
Ceci dit, le FNDC dans son organisation et dans ses actions est gravement grippé, handicapés qu’il est depuis la proclamation des résultats du double scrutin de mars 2020 aidé par le COVID-19. A la place de la remobilisation de ses troupes,  le FNDC fait plus parler de ses guéguerres de leadership que du dynamisme et de la sérénité qu’on lui connaissait habituellement. Son combat est plus sur le terrain des réseaux sociaux.
Entre orgueil et autosuffisance, les leaders actuels du FNDC sont peu ouverts aux suggestions.  Quant à Abdourahamane Sanoh,  son leadership aux côtés des politiques est plus questionnable à la tête de la coordination. Mais on n’ose pas ou on se refuse à l’admettre. C’est cela aussi l’hypocrisie collective selon qu’on est d’un camp ou d’un autre. On endosse les mêmes comportements que ceux que l’on reproche aux autres. On ne sait plus lequel des acteurs anesthésie la lutte qui a coûté tant de vies. 
Le pouvoir lui, est droit dans ses bottes. C’est maintenant que l’adversaire est à terre qu’il faudra l’assommer. Le contraindre à boire la calice jusqu’à la lie. Les partisans du FNDC en plus d’être séquestrés, sont en train de payer leur défiance à l’État. On châtie tous ceux qui ont été des obstacles sur le chemin du régime. Le gel des salaires des enseignants du SLEEG du Gl Aboubacar Soumah est une triste illustration du règlement de comptes que le pouvoir fait subir à ses détracteurs. C’est une occasion pour le régime pour enfoncer le clou. Les anciens prisonniers du FNDC semblent n’avoir plus la même motivation et le courage du début. Quant ceux qui sont toujours détenus, ils ont la conviction à bout du souffle. 
La population de son côté, est prise en otage entre un État déliquescent et des opposants épuisés par une lutte interminable et sans issue. Au milieu de ces crises, on a une population lassante qui ne sait par où donner de la tête. Certes, la crise du COVID-19 ne pourrait être à l’avantage des antagonistes,  mais le mieux préparé pourrait faire vite plier l’autre à la reprise des hostilités.
Le FNDC doit se remettre en question et adapter sa stratégie. Il doit se préparer et préparer les Guinéens à la prochaine bataille. Pour cela, l’excuse du Covid-19 n’est pas acceptable. Au contraire, le répit doit servir quelque chose d’utile.
C’est dire que notre libération ne viendra pas des communications sur les medias sociaux, encore moins des démarches judiciaires dont on parle tant, mais du rapport des forces sur le terrain. Il faut faire mieux  pour espérer gagner la guerre. Surtout, il faut se rendre à l’évidence, le camp du pouvoir Condé a bien repris du poil de la bête. Ne pas tenir compte de cette réalité du moins reviendrait à se fourvoyer dans la lutte.
Aussi, pour sa part, le FNDC ferait mieux de taire ses divergences et préparer sa rédemption pour l’honneur de ses martyrs et le triomphe de la démocratie 

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Ibou Diallo, Jeune MoDeL,  Citoyen Modèle!

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